J'ai peur.
Peur qu'on devienne banaux (pluriel de banal bande de bananes !). Nous n'avons jamais été niais l'un & l'autre. Enfin si, un peu au début. Surtout toi en faite. Mais il y a cette chose qui me dérange, tu vois ?!, c'est le quotidien. 2 ans, & plus de 2 ans même, & on y échappe.
En réalité, je t'adore, je t'aime même. J'adore quand tu arrives chez moi, lorsque tu me prends dans tes bras & que tu me glisses un "tu m'as manqué" au creux de l'oreille alors que l'on s'est vu la veille. J'adore quand tu me caresses les cheveux, quand tu me regardes dans les yeux - ce qui m'intimide encore, j'avoue -, j'aime quand tu me répètes : "arrête de dire que t'es grosse, c'est pas vrai, si tu continues je m'en vais !", non pas pour le compliment, mais pour la moue boudeuse que tu affiches. J'aime tes yeux verts, qui parfois virent au sombre. j'aime tes lèvres, un peu trop fines pour appartenir à garçon, mais qu'importe ! J'aime ce que tu dégages, parce que toi, tu n'as rien besoin d'exceptionnel pour avoir ton p'tit truc à toi, peut-être parce que tu es exceptionnel ! J'ai de la chance de t'avoir, je le sais. Je suis possessive, peut-être_ Ou pas. Combien y en t-il, des hommes qui passent volontiers une journée en votre compagnie alors que celle-ci était destinée à son meilleur pote ? Qui font depuis 2 ans, des kilomètres & des kilomètres en vélo pour vous serrer dans ces bras quelques minutes seulement ? Qui vous demande quel film vous voulez regarder plutôt que foncer sur le lecteur & mettre celui de son choix ? Qui acceptent le fait que votre passion est votre priorité ? Qui prennent soin de vous, qui vous écoutent, vous épaulent, qui ressentent vos malaises, qui souffrent pour vous, qui vous comprennent, vous supportent, & supportent votre vie sans rechigner ? Moi je n'en connait qu'un, & ce UN j'ai la chance de l'avoir chaque jours à mes cotés.
A part ça je ne suis pas niaise ...
Mais depuis ce nous* qui est né, tout est beau, tout est rose, j'ai une force intérieur que je n'avais jamais trouvé en moi avant, ma vie est encerclé de milliers de rayons soleil ... mais trop de soleil tue le soleil non ?.
J'ai peur, peur que l'ombre s'abatte sur nous d'un coup, que la banalité nous avale pour ne plus nous recracher. & on ferra quoi ce jour là ?
